Fontaines de Versailles
Les fontaines de Versailles allient l'ingénierie hydraulique de pointe du XVIIe siècle à des thèmes mythologiques classiques pour orner les jardins royaux. Ces structures monumentales fonctionnent grâce à un système complexe alimenté par gravité et définissent les principaux axes visuels de l'ensemble du domaine du château.
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Que sont les fontaines de Versailles ?
Les jardins de Versailles abritent un réseau de fontaines qui illustrent l'ingénierie hydraulique du XVIIe siècle et l'iconographie classique. Ces jeux d'eau ont été conçus pour divertir la cour royale lors des Grandes Eaux, un spectacle traditionnel où les fontaines de Versailles sont activées en musique.
Le Bassin de Latone
André Le Nôtre a conçu l'agencement du Bassin de Latone entre 1668 et 1670, tandis que Balthazar Marsy a sculpté les figures en marbre. La fontaine représente une scène des Métamorphoses d'Ovide où Latone, la mère d'Apollon et de Diane, protège ses enfants des paysans de Lycie. En punition de leurs insultes, Jupiter transforme les paysans en grenouilles et en lézards.
La structure se compose de quatre gradins de bassins concentriques en marbre rouge. En 1687, Jules Hardouin-Mansart a modifié la fontaine en tournant la statue de Latone pour qu'elle fasse face au Grand Canal. Cet ensemble constitue le point central de l'axe est-ouest du jardin.
Le Bassin d'Apollon
Jean-Baptiste Tuby a créé le Bassin d'Apollon entre 1668 et 1671 pour remplacer l'ancien Bassin des Cygnes. La sculpture en plomb doré représente le dieu du soleil, Apollon, émergeant de la mer sur un char tiré par quatre chevaux pour entamer sa course quotidienne dans le ciel. Des tritons soufflant dans des conques entourent le char pour annoncer l'arrivée du dieu.
La fontaine se situe à l'extrémité de l'Allée Royale, marquant la transition entre les jardins à la française et le Grand Canal. Les jets d'eau jaillissant de la bouche des chevaux et des conques atteignent des hauteurs de 15 mètres lors des Grandes Eaux. Ce monument symbolise l'identification du Roi au soleil.
Les Fontaines du Combat des Animaux
Jules Hardouin-Mansart a conçu deux fontaines en 1687 pour flanquer l'axe central à l'ouest du Parterre d'Eau. Ces sculptures représentent des scènes réalistes de prédateurs attaquant leurs proies, comme un lion terrassant un loup et un tigre terrassant un ours.
Les artistes Cornelius Van Cleve, Jean Raon et Jacques Houzeau ont réalisé ces groupes détaillés en plomb pour mettre en valeur la précision anatomique et le mouvement dynamique. Ces fontaines symbolisent la puissance brute de la nature et la domination du Roi sur ses ennemis à travers des combats allégoriques.
Photo : « Parc de Versailles, Fontaine du Point du Jour, Tigre terrassant un ours, Jacques Houzeau » par Coyau.
La Fontaine de la Pyramide
Charles Le Brun a conçu la fontaine de la Pyramide et François Girardon a réalisé les sculptures en plomb sur une période de sept ans, achevant le projet en 1670. La fontaine se compose de quatre bassins en plomb superposés soutenus par des tritons, des dauphins et des écrevisses.
Cette disposition architecturale crée un effet de cascade où l'eau s'écoule du plus petit bassin supérieur jusqu'au plus grand bassin circulaire à la base. Le monument se trouve à l'extrémité nord de l'Allée d'Eau et sert de source d'eau principale pour le Bain des Nymphes en contrebas.
Photo : « Fontaines du parc de Versailles » par Paris 16.
Le Bain des Nymphes
Également connu sous le nom de Bain des Nymphes de Diane, ce bassin recueille le trop-plein de la fontaine de la Pyramide grâce à un système de drainage sophistiqué. François Girardon a sculpté le plus célèbre bas-relief en plomb sur le mur de soutènement entre 1668 et 1670, représentant des nymphes se baignant dans un décor de forêt. D'autres artistes, dont Le Gros, Le Hongre et Magnier, ont contribué à des reliefs décoratifs supplémentaires sur les murs environnants.
La fontaine souligne la transition entre les terrasses supérieures et les bosquets inférieurs des jardins du Nord. Bien que les figures en plomb aient autrefois arboré une finition dorée, elles présentent désormais une patine sombre naturelle qui s'harmonise avec l'architecture en pierre.
Photo : « Bain des Nymphes - Château de Versailles » par Thrih.
Le Bassin du Dragon
Le Bassin du Dragon représente un épisode spécifique de la légende d'Apollon où le dieu terrasse le serpent Python d'une flèche. Les frères Gaspard et Balthazar Marsy ont sculpté les figures originales en plomb en 1667.
Le dragon central est entouré de dauphins et d'Amours chevauchant des cygnes armés d'arcs et de flèches. Le jet d'eau principal jaillissant de la gueule du dragon atteint 27 mètres, ce qui en fait le plus haut jet vertical des jardins. Bien que les sculptures originales aient souffert du temps, de nouvelles versions ont été fondues en 1889 pour préserver l'œuvre. Cette fontaine marque la jonction entre l'Allée d'Eau et le Bassin de Neptune.
Le Bassin de Neptune
André Le Nôtre a supervisé la construction initiale du Bassin de Neptune entre 1679 et 1682, bien que le site soit resté dépourvu des sculptures prévues pendant des décennies. Sous le règne de Louis XV, l'architecte Ange-Jacques Gabriel a modifié la forme du bassin en 1736, et la fontaine a reçu ses groupes de plomb définitifs en 1740.
Les sculptures centrales représentent Neptune et Amphitrite, Protée et Océan, créées par les frères Lambert, Edme Bouchardon et Jean-Baptiste Lemoyne. Le bassin contient 99 jets d'eau, formant le système hydraulique le plus complexe des jardins.
Photo : « Parc de Versailles, Bassin de Neptune, Le Triomphe de Neptune et Amphitrite, Lambert-Sigisbert Adam » par Coyau.
Les fontaines des Quatre Saisons
L'administration royale a commandé quatre fontaines entre 1672 et 1677 pour occuper les carrefours des principales allées du jardin. Ces bassins représentent les cycles de la nature à travers les figures de Flore (le Printemps), Cérès (l'Été), Bacchus (l'Automne) et Saturne (l'Hiver).
Les sculpteurs Jean-Baptiste Tuby, Thomas Regnaudin, Gaspard Marsy et François Girardon ont conçu les groupes centraux en plomb pour chaque saison respective. Chaque structure repose au sein d'un bassin circulaire ou octogonal, entouré de fleurs et de haies taillées qui changent d'aspect tout au long de l'année.
Photo : « Parc de Versailles, Bassin de Flore, Jean-Baptiste Tuby » par Coyau.
Le Bassin du Miroir
Les ouvriers ont creusé le Bassin du Miroir en 1672 pour faire pendant visuel à la fontaine de l'Île Royale, devenue plus tard le Bosquet du Roi. André Le Nôtre a conçu le bassin pour exploiter une différence naturelle de niveau du sol, créant une série de cascades architecturales sur le mur de soutènement.
La surface calme de l'eau reflète le ciel et les statues environnantes, agissant comme un véritable miroir au sein de la composition paysagère. Ce bassin illustre l'importance que le jardin à la française accorde à la lumière, aux reflets et à l'intégration harmonieuse de l'eau et des espaces ouverts.
Photo : « Mirror Basin - Versailles » par Esby.
Le Bassin d'Encelade
Gaspard Marsy a sculpté le Bassin d'Encelade en 1675 au sein d'un bosquet circulaire entouré d'un treillage. La figure en plomb représente le géant Encelade enseveli sous les rochers du mont Etna en punition de sa rébellion contre les dieux de l'Olympe.
La sculpture montre la tête, les bras et le torse du géant émergeant des décombres. L'eau jaillit de la bouche du géant pour symboliser son dernier cri de défi avant sa défaite. La fontaine a fait l'objet d'une restauration complète dans les années 1990 afin de retrouver son aspect doré d'origine et son aménagement paysager environnant.
Photo : « Gaspard Marsy, Bassin d'Encelade, Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon, Versailles, France » par Blood Destructor.










